Je barbouille les murs grisâtres
De ciments et de plâtres
J'élabore des fresques homériques
Ou de petits formats oniriques
A grands coups de blancs et de rouges
A grandes balafres de verts et de noirs
Je transfigure ces bouges
En d'étincelants miroirs
D'un trait, le rat devient lion
La poubelle, carrosse
J'illumine de vermillon
Le sourire triste des gosses
Enfin, dans ma chambre de bonne
Où jamais personne ne sonne
Je puis m'étendre seul
Grelottant dans mon linceul
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