| vendredi 14 juillet 2006, a 13:52 |
| Sommeil |
Petit bébé dictateur,
Comptable de mes heures,
Arbitre de mes heurts,
Bourgeon de mon heur.
Nous valsons dans les nuages,
Nos ombres se muent en orages
Et décrivent les pages
Du roman des enfants sages
Brûlées par le soleil
Qui au matin, merveille,
Pansent les plaies vermeilles
Des rues couleur sommeil.
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| jeudi 13 juillet 2006, a 12:35 |
| Même pas peur! |
Sérénité de la
paternité,
J’ose maintenant
sortir
Sans redouter les
regards voisins…
J’abandonne mes
folies
Pour endosser
l’armure
Du papa
invincible !
Quand soudain le fil
de la Lune
Joue l’archer sur
mes nerfs !
Je ne puis faire
bonne chère de mes chairs…
Je m’enfuis dans
l’escalier
Où je chois, il va
de soit,
Et y explose mon
rocher !
Mes phobies
s’élancent,
Investissent les
circonvolutions
De mon je ne sais
plus quoi…
Je suis terrorisé,
J’ai maintenant tout
à perdre,
Je ne puis plus
mourir !
L’élasticité de tes
zygomatiques
Me renvoie du pleur
au rire,
Du pathétique à
l’ivresse…
Des soucis au
bonheur,
Je me saoule de tes
heures,
Je n’ai plus
peur !
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| dimanche 09 juillet 2006, a 13:45 |
| Tête ton coeur! |
Tu tète ta mère
férocement
Tu tapes ta tête
nerveusement
Sur mon cœur
palpitant
Tu tâtes la vie
curieusement
Tu palpes les vies
avidement
Sur nos cœurs
sanguinolents
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| vendredi 07 juillet 2006, a 13:20 |
| Pas à pas |
Tu fais un pas en avant !
Nous, parents,
Au danger, parons !
Ta vie, protégeons…
Mais, déjà !
Le second pas…
Et devons prémunir
Ton nouvel avenir…
Etre en avance
Ne serait qu’ignorance !
Un retard, là,
N’existe même pas !
Exigence du point nommé,
A chaque chute reciblé.
Ce n’est pas papa qui maigrit,
C’est bébé qui grossit…
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| mercredi 05 juillet 2006, a 11:55 |
| La danse du dodo |
Un pas en avant
Deux pas en arrière
Main sur le menton
D’une moue dubitative
Prenons du recul
Imprimons la pellicule
De mon enfant minuscule
Cheval à bascule
Epona Mon Amour, Mon Amour Epona
Un, deux, trois pas
En avant, en arrière
Tu vas trop vite
Nous dansons dans la nuit
Pour chasser le loup qui
Jamais ne mangera
Sans être ridicule
Ces fantômes allers retours
Epona Mon Amour, Mon Amour Epona
Deux pas en avant
Un pas en arrière
Je continue à tourner
Tu dors à poings fermés
Sur notre danse du sommeil
Dodo, l’enfant go
Gogo, papa do
La musique bascule
Epona Mon Amour, Mon Amour
Epona
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| lundi 26 juin 2006, a 13:32 |
| Ma fille |
Je (ne) t'aime (plus)!
Quelque soit la sentence
Je (ne) t'aime (plus)!
A perpétuité, je la mériterai
Je (ne) t'aime (plus)!
De la seule femme qui me dira la vérité
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| jeudi 22 juin 2006, a 10:49 |
| L'oeuvre d'art |
Il faudrait Le Peintre de Génie pour esquisser la
frontière entre et
Le Musicien de Renom pour composer un tout en orchestrant le
Une sculpture trop dure pour, telle une pierre due, se perdre
en
Et même si la poésie, avec lies et ratures, y croit
encore, il faudrait un mira-col, pour faire anglo-saxon, et être son père,
french quality, pour que la seule artiste naissante hurle son curriculum et
autre vitae, EPONA CAMILLE, fleur de cloques et oedèmes bénins.
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| mercredi 21 juin 2006, a 12:11 |
| Angoisse |
Ma fille, mon amour
L'attente de tes cris
Crisse dans nos atours
Plisse nos vies
J'attends, non sans angoisse
Cette explosion de sang
Cette peau qui froisse
Brouillon d'enfant |
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| commentaire(s) | Patience vali571 (06/04/2007 23:46)bonjour, en surfant ... |
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