Musique veloutée
Joue contre joue
Amoureux fous
Décor estompé
Corps fusionnés
Embrassement fougueux
Slow langoureux
Danse nuptiale
Contractions labiales
Avant de s’offrir un somme
La mante dévore son homme
Infusion, obsession d'un sens perdu
Au coeur d'une mer aride
Emettant quelques effluves diffuses
Refus sans us
Et costume sans cravate
Noyade en voyage, ébullition, bagage
Profusion sous le joug d'un courant d'air
Un léger filet titillant le pavillon
Oreillons travestis en plumes
Refus sans huis
Et lacets sans savate
Je salue sur la place de la mairie
Les jolies mariées et les vilains obtus
Bien à vous! La statue délatrice
Je ne suis fou que
de toi
Grise antienne de
l’amoureux transi
Et non !
Ni blues, ni
saudade…
Ni spleen, ni
ballade…
Ma chérie, je n’ai
foi
Qu’au compte de tes
doigts
Rose litanie
séculaire de l’amant pétri
Eh oui !
Amour, amor !
A la vie, à la
mort !
Epona est
Très, très rêvée
Trait pour trait
Chrysalide,
cocon de soie
De soie, je ne suis pas certain
Le fer, le sang, les larmes
Emprisonnent cette nymphe
Cocon bien terrible
Pour un être si fragile
Seule dans sa cage, elle se débat
Seule, je la regarde lutter
J'hésite, je pourrais peut-être la libérer
Mais j'ai si peur de la blesser
Inaccessible, je t'écrivais
Mes espoirs te décrivais
Quand dans tes bras tu m'as aimé,
Plus jamais je n'ai créé.
Tu te lamentais alors : Pourquoi
Le poète comblé ne crie pas!
Faut-il être malheureux pour dire son amour?
Faut-il vivre seul pour rêver à toujours?
La nuit serait-elle seule essence du jour,
Les blues, spleen et saudade, seuls arts de l'amour?
Alors, maladroitement, j'aligne ces quelques vers
De l'amoureux qui peut vivre hors enfer.
Il faisait chaud
Un papillon de nuit
S'écrasa sur ma joue
Et j’en souffris
De couleurs noires et bleues,
Il agonisait sur ma peau
Je sus qu'il était trop tôt!
Il faisait nuit
Il faisait froid
Un papillon de jour
Se posa sur mon nez
Et j’en jouis
De couleurs chair et sang
Il me chatouillait les yeux
Je sus que j'étais heureux!