| lundi 12 juin 2006, a 10:48 |
| Les fratricides |
Ce millénaire ayant deux ans,
Rappelons à nous tous les plus grands !
Victor Hugo revient, dit-on,
Evitera-t-il Lautréamont ?
Lamartine étant momifié,
Qui reste-t-il à versifier ?
A l’asile, concurrence avide,
Claudel, Hugo sont fratricides ! |
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| dimanche 11 juin 2006, a 14:07 |
| Les parachutistes |
En ce monde alambiqué soumis aux rets du corps humain
Sourdent de rares images des yeux, du cœur et de la main,
Alimentant le kaléidoscope imaginaire d’une vie bien réelle.
Ne faut-il pas, pour conquérir cet univers, être cruel ?
Le suicidé, le criminel et sa victime, ne l’approchent-ils pas ?
Les parachutistes sans parachute font certainement le premier pas !
Ils sont les véritables poètes
Et l’homme qui écrit leur interprète
Consacrant toutes ses couleurs
A leurs heures, heurts et heurs…
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| jeudi 08 juin 2006, a 10:16 |
| Au voleur! |
La poésie ne se vend pas,
Disent les bien-pensants.
Elle n'appartient pas,
Elle s'offre ou se reprend.
Poète, tu caresses des merveilles,
Et t'en nourris l'esprit.
Sur ton visage, le soleil
Peint un rayon d'or et de vie.
La poésie ne se vend pas,
Disent les gens bien au courant.
Ne se marchandent ici-bas,
Que les armes, les larmes et le sang.
Alors poète, tends la main
Dans la rue des commerçants
Pour une obole, un bout de pain,
Et, sois reconnaissant!
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| mercredi 07 juin 2006, a 11:37 |
| Feu de paille |
Prévert débarrassa la table
Et nous abandonna sur le sable
A jamais petits êtres corvéables
Aux pâles destinées malléables
A défaut de ripailler
Nous pouvons juste rimailler
Des vers feu de paille
Et nous acquitter de la taille
A nos portes l’infamie rôde
Il ne nous reste que la maraude
Nos vies ne seront pas commodes
La poésie est passée de mode
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